Le piano et moi
Mon histoire avec le piano n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. De la passion, certes, mais aussi de profondes ruptures.
6 ans — L’entrée au conservatoire
J’y suis inscrit et j’y suivrai le cursus classique jusqu’au bout. Voilà pour la vitrine.
En coulisses — Le solfège, un calvaire
Lecture de rythmes, transpositions, dictées… autant de termes qui me plongent dans le doute. Alors que je suis plutôt « intello » à l’école, j’endosse le rôle du cancre en formation musicale. Ce manque d’oreille musicale et ce désintérêt pour la théorie finissent par impacter ma pratique et mon goût pour le répertoire classique.
12 ans — L’improvisation, en secret
Pour retrouver un sentiment de liberté, je commence à improviser. Je compose, mais je cache mes créations par peur du jugement.
16 ans — Le déclic, puis les Félicitations du Jury
À six mois de mon examen final, ma professeure m’alerte sur mon niveau insuffisant. Blessé dans mon amour-propre, je travaille plus en six mois qu’en dix ans de pratique. J’obtiens le CEM avec les Félicitations du Jury.
À l’heure des choix — La sécurité l’emporte
Les études d’ingénieur passent devant le Diplôme d’Études Musicales. Mais le piano, lui, ne me quitte jamais.
20 ans — Un piano qui me suit partout
Mes économies passent dans un piano numérique. Je donne des cours pour le plaisir et je continue d’explorer l’improvisation.
En autodidacte — L’harmonie prend enfin sens
Je me plonge dans l’harmonie. La théorie du jazz est une révélation : non pas pour le style en lui-même, mais pour sa capacité à éclairer tous ces concepts que je rejetais enfant. Tout prend enfin sens.
Aujourd’hui — Le piano au centre
Neuf ans et vingt compositions plus tard, le destin m’offre l’opportunité de placer le piano au centre de ma vie professionnelle. Le succès du compte @valalav_piano a fini de me convaincre.
Ma promesse : que la création serve la théorie, et non l’inverse.